Demain, c'est dimanche

25.05.2008 / Que dit ma conscience ?

« Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n'est pas pour cela que je suis juste : celui qui me juge, c'est le Seigneur ». (1 Co 4,4)

Saint Paul veut-il nous dire qu'il est « parfait » ? A entendre son message, on pourrait le croire, mais non, il sait trop bien qui il est face à Dieu ; il laisse à son Seigneur le droit de juger.

Offrir sa conscience à Dieu, ce n'est ni simple ni courant, mais celui qui a le courage de le faire devient le bénéficiaire d'une grande liberté.

« Je n'ai rien à me reprocher… je ne vois pas ce que j'aurais fait de mal… j'ai accompli ce que Dieu me demandait ». Ces propos, qui ne les a pas entendus ? Ils sont fréquents, particulièrement en confession ! Lorsqu'il s'agit de relation à l'Amour, rien ne se calcule en « rien fait », mais en « ne pas avoir pas assez aimer ».

Oui, une conscience, ça s'aiguise comme une lame de rasoir, non pas avec la lime des seuls commandements, mais avec la fine meule de l'amour.

Offrir notre conscience à l'aiguisage divin permet à chacun de découvrir les exigences évangéliques dans leurs vraies dimensions.

Une lame non aiguisée, ou mal aiguisée, ne coupe pas, blesse, ou déchire ! Une conscience mal aiguisée ne peut saisir les exigences de l'amour ! Sous la mouvance de l'Esprit Saint, passons de « la bonne conscience » à une « conscience éclairée ».

Chne Jean-Paul Amoos