Demain, c'est dimanche

30.03.2008 / Huit jours plus tard

Un certain nombre de conventions rythme, et ce n'est pas une révélation, notre vie quotidienne. Une semaine a sept jours, un mois entre vingt-huit et trente et un jours et une journée vingt-quatre heures. Nous nous en accommodons. Bien malin, celui qui essayerait de s'en passer. Certains l'ont risqué à leurs dépens. Aussi la vie humaine s'écoule-t-elle accordée avec le déroulement des jours et des saisons. Et Jésus, le Christ ressuscité, de même. En effet, pour manifester son surgissement d'entre les morts, le Seigneur se releva le premier jour de la semaine, le dimanche, jour où les Chrétiens font mémoire du cœur de leur foi.

Cependant la foi a ses doutes. Et, huit jours plus tard, Jésus se devait de raviver la foi de Thomas qui, incrédule, voulait mettre dans les plaies de son Maître ses doigts pour devenir croyant. Ainsi laissons-nous marquer par ces jours. Si le dimanche disparaît, qu'est-ce qui nous rappellera que le temps a reçu l'éternité ? Si le jour du Seigneur n'est qu'un jour comme un autre, qui nous dira que Jésus est vraiment ressuscité ?

Pourtant, il faut poursuivre la réflexion. Si le premier jour de la semaine est devenu le jour du Seigneur, c'est parce que le Christ est ressuscité ce jour-là. Mais, pourquoi ne pas oser dire que Jésus choisit justement le premier jour de la semaine pour manifester au monde que, devenu semblable aux hommes, c'est pour donner à la suite des temps l'éternité. Jésus guérit nos doutes le huitième jour parce qu'il veut que dans notre temps, nous proclamions pour l'éternité la gloire du Père.

Chanoine Alexandre Ineichen