Demain, c'est dimanche

23.03.2008 / Conflixere mirando

Lors de la messe de Pâques, la liturgie nous invite à chanter une hymne qui nous redit l'enjeu du mystère pascal dans sa réalité de mort et de résurrection. Dans ce chant latin, on parle notamment de « conflixere mirando », de duel prodigieux. La mort et la vie se sont affrontées dans un combat sans merci en la personne du Christ, fils de Dieu. Nous savons la suite : d'abord victorieuse, la mort a perdu puisqu'elle est à jamais clouée sur le bois de la croix, vaincue par la résurrection bienheureuse.

Cette lutte, dont nous réactualisons chaque année les événements dans les célébrations de la semaine sainte, est en fait plus actuelle que jamais. En effet, nous sommes parfois les témoins, parfois les acteurs, de batailles gigantesques entre le mal et le bien. Pensons à tous ceux et celles qui luttent pour vaincre une dépression tenace, qui suent sang et eau pour se sortir de l'ornière d'une dépendance impitoyable, qui accumulent des nuits d'insomnie et des jours d'errance pour convertir la perte tragique d'un être cher en espace de communion dans l'amour.

Pâques c'est l'affirmation que toutes ces heures de souffrance que l'on croit inutiles et perdues sont en réalité habitées par celui que Marie-Madeleine rencontre dans l'aurore naissante du premier jour de la semaine. Jésus-Christ ressuscité vient inscrire au cœur de nos défaites mortifiantes, l'espérance invincible d'une victoire qui ne connaîtra pas de déclin.

Chne Calixte Dubosson