Demain, c'est dimanche

06.01.2008 / Hic praesens testatur dies, Currens per anni circulum

Entre le dernier billet de méditation que je vous partageais à l'occasion de la fête du Christ Roi qui clôturait l'année liturgique et la fête de l'Epiphanie que nous célébrons en ce dimanche, a brillé de tous ses feux la solennité de Noël. Pourtant, si le Christ est notre roi, il devient, après avoir quitté le séjour du Père pour venir sauver ce monde en perdition, un petit enfant emmailloté dans une crèche. Mais, par l'or, l'encens et la myrrhe que des rois offrent à ce nourrisson, ceux-ci démontrent qu'il est notre Seigneur et notre Dieu. Ainsi, en un peu moins deux mois, le Christ, notre Roi, se manifeste dans une naissance si extraordinaire que des rois viennent l'adorer.

Chaque année à l'Epiphanie, donc, nous contemplons la manifestation de notre Dieu, Roi de l'Univers, comme un petit enfant, emmailloté de langes dans une crèche. Et avec les mages, venus d'Orient où se lève chaque jour le soleil qui nous donne la vie, nous admirons la sollicitude du Père pour toute l'humanité.

Et le titre choisi s'éclaire. Il signifie en effet que chaque année reviennent, et la fête du Christ Roi, et Noël, et l'Epiphanie, comme en un cycle où se manifeste l'éternel présent du jour où le Christ vient nous sauver. Sa traduction littérale serait : ce jour présent, source et terme de l'année, témoigne de l'amour du Père pour l'humanité. Mais, tentons une traduction plus à l'usage de notre cœur qui, comme un monde ravagé qui a besoin d'être restauré, attend son sauveur : chaque instant de notre vie révèle l'amour de Dieu qui seul ouvre à l'éternité.

Chanoine Alexandre Ineichen