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15.08.2017 / De la joie dans le ciel

La fête de l’Assomption est sans doute l’une des mieux célébrées en l’honneur de la Vierge Marie.

En 1950, définissant le dogme de l’Assomption, le Pape Pie XII précisait : « Cette fête ne rappelle pas seulement que le corps inanimé de la Vierge Marie n’a subi aucune corruption, mais aussi qu’elle a triomphé de la mort et qu’elle a été glorifiée dans le ciel, à l’exemple de son Fils unique Jésus-Christ » (Constitution apostolique Munificentissimus Deus Pie XII, 1er novembre 1950).

Ainsi la Vierge Marie est la figure de l’Eglise, la première de notre humanité à partager pleinement la gloire de Dieu. Elle est montée au Ciel avec son corps et son âme. Pas étonnant pour quelqu’un qui n’avait laissé aucune prise au péché, ce péché qui nous pèse comme un boulet. Elle est à ce point gracieuse et légère que sa beauté avait déjà un goût de Ciel sur la terre. Son corps qui avait donné naissance au Sauveur est maintenant transformé par la gloire de Dieu.

La fête de l'Assomption est un jour de joie. Dieu a vaincu. L'amour a vaincu. La vie a vaincu. On a vu que l'amour est plus fort que la mort. Que Dieu possède la véritable force et que sa force est bonté et amour.

Marie a été élevée au ciel corps et âme : même pour le corps, il y a une place en Dieu. Le ciel n'est plus pour nous un domaine très éloigné et inconnu. Dans le ciel, nous avons une mère. C'est la Mère de Dieu, la Mère du Fils de Dieu, c'est notre Mère. Lui-même l'a dit. Il en a fait notre Mère, lorsqu'il a dit au disciple et à nous tous : « Voici ta Mère ! ». Dans le ciel, nous avons une Mère. Le ciel s'est ouvert, le ciel a un cœur.

Marie est élevée corps et âme à la gloire du ciel et avec Dieu et en Dieu, elle est Reine du ciel et de la terre. Est-elle si éloignée de nous ? Bien au contraire. Précisément parce qu'elle est avec Dieu et en Dieu, elle est très proche de chacun de nous.

Etant en Dieu, qui est proche de nous, qui est même « à l'intérieur » de nous tous, Marie participe à cette proximité de Dieu. Etant en Dieu et avec Dieu, elle est proche de chacun de nous, elle connaît notre cœur, elle peut entendre nos prières, elle peut nous aider par sa bonté maternelle et elle nous est donnée — comme le dit le Seigneur, — précisément comme « mère », à laquelle nous pouvons nous adresser à tout moment. Elle nous écoute toujours, elle est toujours proche de nous, et, étant la Mère du Fils, elle participe de la puissance du Fils, de sa bonté. Nous pouvons toujours confier toute notre vie à cette Mère, qui est proche de tous.

Chanoine Jean-Paul Amoos